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Sommaire
TABLEAU 1 :
TROIS CONCEPTS UTILISÉS :
- Pensée émotionnelle
- Pensée rationnelle
- Pensée intégrée
1. Pensée émotionnelle (rouge - chaude)
Basée sur le senti; ce que l'on sent; c'est une pensée intuitive, émotive. La personne est contrôlée par ses émotions. Il y aura anxiété et angoisse si la pensée émotionnelle n'est pas modifiée en pensée intégrée. La pensée émotionnelle peut entraîner des distortions de la réalité car la réalité s'adapte à l'intensité émotive. Donc, plus la pensée émotionnelle sera intense, plus les distortions* (voir cadre) seront présentes.
N.B. Chez les personnes aux prise avec le trouble de la personnalité limite (borderline), la pensée émotionnelle est dominante à ce moment; souvent les mécanismes de l'attention sont diminués.
La pensée émotionnelle est basée sur :
* DISTORSIONS COGNITIVES
Déformation inconsciente de la réalité. Elle s'exprime sous forme d'interprétations et de prévisions négatives concernant les événements de tous les jours.
- Le tout ou rien
- La généralisation à outrance
- Le filtre
- Le rejet du positif
- La lecture de la pensée
- La prévision de l'avenir
- La dramatisation
- La minimisation
- Le raisonnement émotif
- Les énoncés "je devrais", "il faudrait", etc.
- L'étiquetage
- La personnalitsation
Voir aussi : Tableau 2 : Les distortions cognitives courantes
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2. Pensée rationnelle
C'est une logique, raisonnable, c'est une analyse. On se base sur les faits, l'observation, la réflexion et non sur les émotions. On fait appel à l'intelligence. On regarde la situation avec logique.
La pensée rationnelle est basée sur :
3. Pensée intégré
Analyse GLOBALE des faits.
Source : Notes tirées du groupe psychoéducatif "Mode de pensée" par le Dr Évens Villeneuve du Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, Québec
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TABLEAU 2 :
LES DISTORSIONS COGNITIVES COURANTES
Le tout-ou-rien
ou la pensée dichotomique :
Les situations sont perçues à partir de catégories mutuellement exclusies sans aucune nuance entre les deux (pas de zones grises).
Exemple : Croire que quelqu'un a, soit réussi, soit vécu un échec et que tout ce qui n'est pas encore une performance parfaite est un échec total.
La sur-généralisation
ou la généralisation à outrance :
Un événement particulier est perçu comme étant caractéristique de la vie en général plutôt que d'être un fait quelconque parmi d'autres.
Exemple : Conclure qu'une remarque désagréable de la part du conjoint prouve que ce dernier ne se préoccupe pas de nous malgré le fait qu'il démontre de la considération à d'autres occasions.
Le filtre
ou l'abstraction sélective :
Un aspect (négatif) d'un situation complexe devient le centre d'attention alors que d'autres facettes de cette même situation sont ignorées.
Exemple : Se préoccuper exclusivement d'un commentaire négatif sur notre performance au travail en ne tenant pas compte des commentaires positifs. Attention exclusive aux éléments menaçants d'une situation et ignorance du contexte.
Le rejet du positif :
Les expériences positives qui entrent en conflit avec les attentes négatives sont disqualifiées par le fait de dire qu'elles n'ont pas d'importance, qu'elles ne compte pas.
Exemple : Ne pas croire les commentaires positifs d'amis ou de collègues de travail en disant : "Ils disent cela seulement pour être gentils."
La lecture de pensée
ou l'interprétation indue :
La personne assume que les autres réagissent négativement sans évidence que cela soit le cas.
Exemple : Penser : "Je suis certain qu'il croit que je suis idiot" malgré le fait objectif que l'autre personne se comporte correctement.
La prévision de l'avenir :
La personne se comporte comme si ses appréhensions par rapport à des éléments futurs sont des faits objectivement établis.
Exemple : Penser : "Il va me laisser, je le sais" tout en agissant comme si cela était définitivement vrai.
FACTEURS DE VULNÉRABILITÉ QUI CONTRIBUENT AU STRESS ET À LA PENSÉE ÉMOTIONNELLE.
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Source : Notes tirées du groupe psychoéducatif "Mode de pensée" par le Dr Évens Villeneuve du Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, Québec.
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TABLEAU 3 :
RÉSISTANCE AUX CHANGEMENTS
La résistance aux changements peut se traduire par des oublis, par le maintien du statu quo. Le stau quo est rassurant tandis que le changement implique que l'on doit abandonner des choses.
JUGEMENTS
Définitions
C'est un raccourci, une opinion rapide que l'on se fait d'une chose, d'une personne, de soi ou d'une situation; c'est une comparaison à un standard idéalisé. C'est une valeur, une estimation que l'on se donne à soi, à quelqu'un ou à quelque chose.
§ Les jugements sont pris pour des faits. Ce sont des roches dans l'engrenage.
§ Pensée dichotomique (comparaison à un standard idéalisé; tout ou rien)
La pensée dichotomique est très fréquente chez les personnes aux prise avec le trouble de la personnalité limite (borderline). Celle-ci origine peut-être de demandes non-entendues par le parent pour diverses raisons; l'enfant doit aller dans les extrêmes (grande intensité) pour être entendu. Les réponses du parent ne sont pas syntones avec l'enfant à il développe la pensée dichotomique - en plus d'une tendance biologique innée d'être plus intense dans ses émotions.
§ Les jugements mettent dans une situation d'impuissance et enlève toute possibilité d'agir, de modifier la situation. Ils déresponsabilisent. Tout est vécu comme s'il n'y avait que deux (2) possibilités.
Exemple : "La vie ne vaut pas la peine d'être vécue (donc, je ne fais rien pour la rendre plus agréable. Je la subis).
EXEMPLES DE JUGEMENTS
§ "La vie est cruelle"
Nuancer : Dans la vie il y a des moments difficiles vécus comme cruels.
§ "Le bilan de ma vie est toujours négatif: 60 mauvaises nouvelles VS 1 bonne !"
Dans les 60 nouvelles "perçues" comme mauvaises (doute)
Nuancer :
À confronter avec :
§ "Le cours est plate, je ne l'ai pas ce matin"
Note : C'est le clivage qui fait que l'on a une pensée dichotomique.
COMMENT DÉFAIRE UN JUGEMENT ? :
Source : Notes tirées du groupe psychoéducatif "Mode de pensée" par le Dr Évens Villeneuve du Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, Québec
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TABLEAU 4 :
ÉTAPES DE LA PRISE DE CONTRÔLE DE NOS PENSÉES
1- OBSERVER
Faire la prise de conscience de l'émotion donne du pouvoir pour travailler, donne du recul, augmente nos compétences.
Au lieu de penser : "Je veux mourir ", "Je suis triste", "Je ne vaut rien" …
Faire un recul, en formulant votre pensée ainsi : "J'ai l'idée de mourir", "J'ai la pensée d'être triste", "Je pense que je ne vaut rien" …
2- DÉCRIRE
Exemples : sensation physique, sentiments ,,, Ramasser des faits jusqu'au maximum du niveau de conscience, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de réponses à trouver; faire tout le tour des questions : "Pourquoi ? Éléments déclencheurs ? Depuis quand ?…"
3- PARTICIPER
PRENDRE CONSCIENCE DE SON MODE DE PENSÉE : "QUELLES HABILITÉS"
OBSERVER
DÉCRIRE
PARTICIPER
Source : Notes tirées du groupe psychoéducatif "Mode de pensée" par le Dr Évens Villeneuve du Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, Québec
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TABLEAU 5 :
PRENDRE CONSCIENCE DE SON MODE DE PENSÉE : "COMMENT FAIRE ?"
NE PAS JUGER
MODE DE PENSÉE
EFFICACEMENT
Source : Notes tirées du groupe psychoéducatif "Mode de pensée" par le Dr Évens Villeneuve du Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, Québec
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