
Bulletin mensuel "L'initiative"
2 ans (07-2007)
Volume 4, No 3, Mars 2008
Disponible au lien suivant : bulletininitiative_mars2008.html
Ce magazine sera envoyé gratuitement par courriel aux personnes qui en feront la demande. Vous trouverez à la fin les instructions pour vous abonner ou pour annuler votre
abonnement. Il vous sera plus facile d'imprimer ce bulletin et de le diffuser librement auprès de vos connaissances.
Le bulletin mensuel "L'initiative" est un service gratuit offert par l'équipe de rédaction de Personnalité_Limite.Org,
sous la supervision de l'Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité.
Il s'agit d'un service libre de toutes contraintes et offert bénévolement. Ce magazine d'information et d'éducation a pour objectif de répondre à vos questions sur l'état
limite (borderline condition) et le trouble de la personnalité limite (borderline personality disorder), et de partager de l'information sur les problématiques
psychologiques associées au trouble de personnalité, sur la psychothérapie, etc.
Ce bulletin n'est pas une forme de consultation et ne peut remplacer les services d'un professionnel de la santé mentale. Le lecteur demeure toujours responsable de décider
dans quelle mesure et de quelle façon les informations présentées ici s'appliquent à lui.
Les informations contenues dans cette publication ne reflètent pas nécessairement la position ou l'opinion de Personnalité_Limite.Org.
Personnalité_Limite.Org n'est pas responsable de l'usage qui pourrait être fait des informations contenues dans ce bulletin.
Sommaire
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Pensée du mois :
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CONNAISSEZ-VOUS VOS DROITS ?
« Saviez-vous qu'au Québec, tout patient a le droit de recevoir des services de l'établissement de son choix;
en particulier, en santé mentale. Le sous-ministre a clairement indiqué aux pdg des agences
qu'il ne devait pas y avoir de refus de services sur la base de l'adresse de l'usager. »
_ Ministère de la Santé et des Services sociaux.
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Mot du président
7 mars 2008
Bonjour!
Au nom de l'équipe de rédaction du bulletin mensuel « l'Initiative » ainsi que des membres du conseil d'administration
et des bénévoles de l'Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité (AQOLP),
j'ai plaisir à accueillir les nouveaux internautes s'étant inscrits sur la liste d'envoi du magazine d'information sur le trouble de la
personnalité limite (TPL). Nous sommes heureux de noter, à ce jour, plus de six cent cinquante (650) abonnés au bulletin mensuel « l'Initiative ».
Une chance qu'on s'entraide!
Je tiens à remercier vivement mesdames Hélène Maurais, présidente, et Monique Pellerin, directrice générale, ainsi que toute l'équipe de de CAP Santé Outaouais pour m'avoir
invité à présenter, à l'occasion de la 6e édition de la Journée du mieux-être et de l'entraide, mon expérience de l'entraide, en faisant ressortir les difficultés
relationnelles et autres défis à surmonter en lien avec le TPL. Cette occasion a permis de développer des liens avec des responsables d'organismes communautaires du milieu et de les aider à comprendre les enjeux
auxquels les demandeurs de soins qui souffrent du TPL sont confrontés. L'entraide a été mise en valeur comme étant une ressource complémentaire à la thérapie jouant un rôle important pour le mieux-être des
personnes souffrant du TPL; il est important de développer des lieux de rencontres qui leur permettent d'échanger leur expérience de vie et pour se soutenir « entre pairs ». Encore merci à CAP Santé Outaouais qui, soit dit en passant, m'ont initié à l'entraide.

L'Accès aux services spécialisés pour le TPL par région au Québec demeure toujours un défi pour les demandeurs de soins
J'ai dernièrement eu connaissance que certains établissements fonctionnent toujours par « code postal » pour accepter un
demandeur de soins dans leur clinique. Par exemple, une personne résidente dans l'ouest d'une ville, située sur une île, peut se voir fermer la porte
d'un établissement qui offre des services en santé mentale parce qu'elle ne demeure pas dans l'est de cette même municipalité. Imaginez le désaroi qu'une personne
qui devient en état de choc, non seulement à l'annonce de son diagnostic, mais aussi parce qu'elle doit se débrouiller pratiquement seule
pour trouver une ressource dans une autre île qu'où elle réside pour obtenir des soins. Heureusement pour cette personne, qu'elle a eu le réflexe de
communiquer avec nous afin de signaler sa situation ainsi que sa détresse. Nous avons aussitôt contacté la Direction de la santé mentale du Ministère de la Santé et des Services
sociaux - Santé mentale et suicide (MSSS-SMS), afin de vérifier les droits de cette personne. Nous avons reçu confirmation
que les établissements n'ont pas le droit de refuser d'offrir des services sur la base de l'adresse de l'usager, en particulier en santé mentale.
En raison que ce genre de situation arrive assez (trop) fréquemment, nous avons cru bon de le souligner clairement dans ce magazine d'information.
Si une personne se voit refuser des services dans l'établissement de son choix, cette personne peut communiquer avec l'Agence de la Santé et des Services sociaux de sa région
pour se faire appuyer dans sa demande, elle peut aussi communiquer avec le chapitre local de l'Association des groupes d'intervention en défense de droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ)
ou, encore, elle peut porter plainte à l'établissement en s'adressant au commissaire local aux plaintes et à la qualité des services de l’établissement.
J'en profite pour vous informer que la personne qui nous a adressé sa situation, après avoir fait les démarches ci-haut mentionnées, aura finalement accès aux services de l'établissement (de son choix) qui est dans l'est de son île. Nous tenions à vous partager cette bonne nouvelle.
Concernant sur l’implantation du numéro 8-1-1, le débat se poursuit!
Nous consacrerons un espace priviligié dans ce bulletin mensuel afin de vous tenir informé de l'évolution de ce projet qui suscite bien des inquiétudes. Nous en profiterons
pour vous partager le contenu de la lettre que nous avions adressée au MSSS-SMS afin que vous puissiez avoir une meilleure compréhension de nos préoccupations et espérant que
vous accepterez l'invitation de « l’Espace des citoyens / santé et bien-être (Québec) » en participant au débat qui a été reporté le jeudi 20 mars 2008 à 19 h 30 au Centre Lucien-Borne, 100 Chemin Sainte-Foy, à la salle 102.
Avez-vous vu le film « Borderline »?
Comme je vous l'ai mentionné dans le précédent numéro du Bulletin mensuel «L'initiative», il s'agit d'une adaptation des livres
Borderline et La Brèche de Marie-Sissi Labrèche. Il est recommandé de lire ses oeuvres pour apprécier toute la portée des messages qui sont livrés dans ce premier long métrage de Lyne Charlebois.
Vous retrouverez dans ce bulletin quelques extraits du livre « Borderlines » ainsi que quelques commentaires du film que nous avons recueillis parmi nos membres et à partir de critiques de journalistes.
L'important, selon moi, c'est de faire votre propre opinion en allant voir ce film qui parvient à illustrer une histoire de cas d'une femme qui présentait un trouble de personnalité limite.
(modifié le 21 mars 2008)
Mot de conclusion
J'en profite pour remercier toutes les personnes ainsi que les organismes qui se joignent à l'Association québécoise de l'organisation limite de la personnalité (en tant que membre), ou, et, qui contribuent d'une façon ou d'une autre à la diffusion d'information, à la sensibilisation, ainsi qu'à la recherche et au développement des ressources pour le traitement du TPL.
L'attention, la collaboration et le soutien de tels partenaires, par la force des liens, permettent d'espérer l'amélioration des soins pour les personnes en souffrance et la diffusion d'information de qualité. Encore merci!
N'hésitez pas à faire connaître le site à vos connaissances, en communiquant cette adresse :
www.personnalitelimite.org
Bonne lecture, bonne navigation!

Robert Labrosse, président fondateur de l'AQOLP, pair aidant bénévole et webmestre du site personnalitelimite.org
Instigateur et codirecteur du collectif d'auteurs « Trouble de personnalité limite et réadaptation - Points de vue de différents acteurs »
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Communiqués
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Dernière édition du bulletin du Réseau canadien de la santé
C'est à regret que nous vous annonçons la fermeture du service d'information d'un de nos partenaires, étant le Réseau canadien de la santé (RCS) (voir le communiqué ci-dessous).
Rappelons qu'après que nous avons fondé l'Association québécoise de l'organisation limite de la
personnalité (AQOLP), et que l'AQOLP ait immédiatement intégré le site www.personnalitelimite.org dans ses objets (et services),
le RCS a sélectionné ce portail d'information sur le trouble de personnalité limite comme étant une source fiable sur Internet.
Nous tenons à remercier de nouveau l'équipe du RCS pour la marque de confiance qu'ils nous ont témoignée antérieurement et espérons que l'Agence de santé publique du Canada
assurera une continuité des liens que nous avions établis avec ce partenaire afin que l'AQOLP demeure un de leur collaborateur pour la diffusion de l'information
sur les troubles de personnalité au Canada.
Robert Labrosse, président fondateur de l'AQOLP et webmestre du site www.personnalitelimite.org
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Le 1er mars 2008 |
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|||Merci
Le Réseau canadien de la santé aimerait vous remercier d'avoir été un(e) abonné(e) fidèle du Bulletin santé.
Veuillez noter qu'il s'agit de la dernière édition de ce bulletin.
À compter du 1er avril 2008, les Canadiennes et les Canadiens pourront obtenir de l'information-santé
opportune, conviviale et crédible en consultant le site Web de l'Agence de santé publique du Canada à
http://www.phac-aspc.gc.ca.
Grâce à ce site Web, l'Agence de santé publique du Canada diffusera de l'information-santé à un nombre
encore plus élevé de Canadiens.
L'Agence vous invite à vous abonner à la nouvelle fonction d'avis électronique qu'elle offrira sous peu.
Veuillez cliquer ici pour ajouter votre nom à sa liste d'envoi.
En espérant demeurer votre principale source d'information-santé, nous vous prions d'agréer l'expression de
nos sentiments les meilleurs.
L'Agence de santé publique du Canada
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Actualités
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(Modifié le 17 mars 2008)
Vigie santé et bien-être
Bulletin d’information de l’Espace des citoyens / santé et bien-être (Québec) (Extraits)
Rencontre-débat sur l'implantation du numéro 8-1-1
À cause des conditions météorologiques, la rencontre du 13 février sur l'implantation du numéro 8-1-1 a été
reportée au jeudi 20 mars 2008 à 19h30 au Centre Lucien-Borne, 100 Chemin Sainte-Foy, à la salle
102.
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Rappelons que le ministère de la Santé et des Services sociaux est en train d'implanter partout au Québec le numéro unique 811 qui
permettra d'accéder directement aux services de la ligne info-santé. En 2008, ces services de référence devraient
inclure un volet psycho-social et un volet "médicaments". L’Espace des
citoyens / santé et bien-être (Québec) invite ses membres à discuter des avantages et des risques de ce projet.
Pour alimenter le débat, l’Espace a invité :
- Monsieur Jacques Fillion, de l’Agence de santé et des services sociaux de la capitale nationale, Direction de la
coordination des réseaux locaux et des programmes clientèles
- Monsieur Robert Labrosse, président de l’Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité (AQOLP)
- Madame Sylvie Nadeau, directrice générale du Centre de prévention du suicide de Québec (CPSQ), qui siège sur le comité
d’implantation du numéro unique 811.
- AJOUTS :
- Monsieur Michel Gervais, directeur général adjoint au CSSS de QN
- Monsieur Benoît Côté, directeur général de PECH et président de l'AGIR
Le stationnement est gratuit. Pour vous inscrire, laissez un message au (418) 681-8210 ou envoyez un courriel à
l’adresse info@espacecsb.com.
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Le samedi 23 février 2008
L'implantation de la ligne 8-1-1 reportée
La Presse
L'implantation de la ligne 8-1-1, destinée à centraliser tous les numéros d'Info-santé dans l'ensemble du Québec,
prévue au départ pour le début de l'année 2008, est reportée au printemps, en partie parce que les équipes de
santé mentale sont très loin d'être formées dans les CLSC montréalais.
Un projet pilote pour la ligne 8-1-1 est en cours depuis un an et demi dans la région du Saguenay, et il
fonctionne très bien. Par rapport aux numéros d'Info-santé, qui changeaient selon les territoires des CLSC, la
nouvelle ligne au numéro unique a permis d'augmenter les appels de près de 60 %. Le projet devait en conséquence
s'étendre à l'ensemble du Québec dès le début de l'année.
Attente moins longue
«Après un certain nombre de secondes, si la ligne de votre région est toujours occupée, quelqu'un d'une autre
région peut répondre à la demande», explique Geneviève Villemure-Denis, porte-parole du ministère de la Santé.
La ligne Info-social, où des intervenants répondront aux citoyens aux prises avec un problème d'ordre psychosocial
toxicomanie, jeu, troubles familiaux viendra un jour se greffer au numéro 8-1-1.
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Le samedi 16 février 2008
Ligne 8-1-1: l'expertise des centres de prévention du suicide sera préservée
Claudette Samson
Le Soleil
Québec
Avant de déployer le service Info-Social de la ligne 8-1-1 sur son territoire, chaque région devra signer un protocole
d’entente avec son centre de prévention du suicide (CPS).
Se disant sensible aux inquiétudes de ces centres rapportées ces derniers jours dans Le Soleil, le ministre de la Santé,
Philippe Couillard, a indiqué hier avoir demandé que des ententes soient prises afin de s’assurer d’en «préserver
l’expertise».
Les CPS craignent que la ligne Info-Social non seulement draine l’intervention téléphonique, mais que les gens soient
ensuite orientés vers des CSSS aux prises avec une liste d’attente plutôt que vers les ressources communautaires
spécialisées.
 Pour lire la suite et imprimer cette page sur Cyberpresse.ca,
cliquez ici!
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Source : Photothèque Le Soleil
 Voici le contenu de la lettre que l'Association québécoise de l'organisation limite de la personnalité (AQOLP)
a adressée au ministère de la Santé et des Services sociaux sur nos préoccupations concernant l’implantation de
la ligne unique 811.
« L’Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité (AQOLP), sise à Québec, qui a officiellement
vu le jour le 14 juin 2007, vise entre autre, à représenter les personnes aux prises avec des troubles de personnalité
(TP) auprès du public et des autorités afin de promouvoir et défendre leurs intérêts.
Concernant l’implantation de la ligne unique 811, bien que nous soyons favorable à ce projet, nous nous
préoccupons de sa mise en application en pensant aux personnes utilisatrices de services aux prises avec un TP
qui auront besoin d’une intervention adaptée à eux.
En conséquent, nous demandons à ce que la formation soit plus rigoureuse que prévue et que le temps d’écoute
soit davantage flexible. Nous trouvons inappropriés d’exiger d’une personne en détresse (dont la vie est en
péril) de s’adapter à un système au lieu que ce soit l’inverse.
Selon nous, la mission d’un service d’intervention et de référence devrait prévoir, en principe, un service
adapté (idéalement) à toutes situations de crise, que ce soit pour une crise conjugale, une crise de logement,
une crise sociale, une crise suicidaire, avec ou sans troubles mentaux - que ce soit, par exemple, un trouble
schizophrène, un trouble bipolaire, un trouble de personnalité limite (TPL), que ce soit léger, modéré ou
chronique – ou non, avec une approche spécifique pour chacune d’entres elles.
Considérant toutes les variables, nous considérons que cinq jours de formations pour apprendre comment gérer
différentes situations de crise nous paraissent très insuffisants.
En clinique, le TPL est fréquent. Une étude récente menée auprès de personnes admises à l’urgence pour tentative
suicidaire a montré que 41% des récidivistes présentant des antécédents suicidaires multiples rencontraient les
critères diagnostics du TPL. Les personnes souffrant de TPL ne consultent pas uniquement à l’urgence et on les
retrouve également dans les services de première ligne cite le Dr Joël Paris dans le collectif d’auteur
«Trouble de personnalité limite et réadaptation» (Chapitre 2.07). Le Dr Paris souligne également qu’environ
une personne sur dix mourra d’une tentative suicidaire. (2.10), le risque suicidaire chronique constitue le
problème principal (2.12).
Trop d’histoires de cas relatent que plusieurs intervenants, et ce dans une forte proportion, ne sont pas bien
préparé et manque d’habiletés pour accompagner une personne aux prises avec un trouble de personnalité en crise
suicidaire (dont la plupart récidivent), et pire encore, plusieurs intervenants démontrent des craintes à
accueillir cette clientèle (de peur de se faire brûler en raison d’un manque de formation). Considérant qu’il
est impossible que tous les intervenants qui sont au bout du fil soient spécialisés pour traiter ce type de
clientèle, nous nous questionnons sur la qualité d’intervention pour les personnes suicidaires qui, par surcroît,
sont aux prises avec le TPL.
Une formation spécialisée et du temps adéquat en intervention téléphonique pourront favoriser à ce que les
interventions soient appropriées avec une personne aux prises avec des troubles de personnalité qui est en
détresse. Certes, une telle formation ne pourra pas assurer que le savoir-être de l’intervenant. Elle permettra
toutefois d’outiller l’intervenant afin de faciliter son approche qui permettra, espérons-le, de prévenir des
passages à l’acte, voir des suicides complétés.
Enfin, nous constatons que certaines régions offrent des services qui fonctionnent bien. Nous souhaitons que
l’expertise des organismes communautaires (tel que les Centres de prévention du suicide) soit mis en
contribution puisqu’ils oeuvrent dans ce domaine depuis plusieurs années. Devrait-on défaire ce qui fonctionne
bien à certains endroits pour remplacer ces services par un autre qui n’ont pas été éprouvé ?
Il s’agit de vies humaines !»
Robert Labrosse, ex-suicidaire chronique
Président fondateur de l'AQOLP
Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité
Envoyé le 5 novembre 2007 à l'attention de Monsieur Roger Paquette, Sous-ministre de la Santé et des
Services sociaux, en copie conforme à l'attention de Monsieur Gilles Descotaux, Attaché politique du Ministre
Philippe Couillard, ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Marie-Josée Guérette, Sous-ministre
adjointe à la Direction des services sociaux et du Dr André Delorme, Directeur de la Direction de la santé
mentale du Ministère de la Santé et des Services sociaux.
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Source : Photothèque Le Soleil

Le mardi 12 février 2008
LIGNE INFO-SOCIAL 8-1-1 Une duplication de services?
Claudette Samson
Le Soleil
Québec
L’arrivée prochaine d’un service téléphonique Info-Social sur la ligne 8-1-1 ne suscite pas que des inquiétudes. Le
président de l’AGIR en santé mentale, qui regroupe 38 organismes de la région de Québec, se demande un peu pourquoi
l’État investira des millions de dollars pour développer un nouveau service plutôt que de consolider ceux qui sont déjà
en place.
Benoît Côté, qui dirige également PECH, un organisme intervenant auprès des personnes ayant une maladie mentale et des
troubles avec la justice, comprend la volonté du ministère de la Santé d’étendre l’accès à des services d’intervention
sociale à toutes les régions. Mais dans les secteurs bien organisés comme Québec, cette démarche risque plutôt de
chambouler les pratiques, dit-il.
Hier, Le Soleil faisait état des craintes des centres de prévention du suicide face à cette initiative. Ceux-ci ont peur
de voir les personnes en crise suicidaire orientées vers des centres de santé et de services sociaux (CSSS) débordés et
non spécialisés plutôt que vers leurs propres services, qui sont prêts à répondre rapidement.
Benoît Côté souligne pour sa part que ce sont les organismes communautaires qui ont développé le modèle d’intervention
24 heures sur sept jours. Des services qui incluent l’intervention face à face et le déplacement à domicile, au besoin.
«L’État récupère nos pratiques un peu rapidement. On aurait peut-être dû évaluer les services déjà en place avant de
défaire une partie de ce qu’on fait», croit M. Côté.
Robert Labrosse, président fondateur de l’Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité, qui se
décrit lui-même comme un «ex-suicidaire chronique», estime pour sa part que les employés des CSSS ne sont pas formés
pour traiter les crises graves.
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Le mardi 12 février 2008
Après le 9-1-1, voici le 8-1-1
Claudette Samson
Le Soleil
Québec
La future mise en fonction du service téléphonique Info-Social, sur la ligne 8-1-1, inquiète au plus haut point les
centres de prévention du suicide. Ceux-ci craignent d’être évacués au profit de répondants qui n’auront pas la
formation appropriée et qui référeront les personnes ayant besoin de suivi vers les centres de santé et de services
sociaux (CSSS), déjà aux prises avec des listes d’attente.
La préoccupation est provinciale, confirme Louis Lemay, directeur général de l’Association québécoise de prévention du
suicide.
Mais c’est particulièrement vrai selon lui dans les régions où les services communautaires d’intervention de crise sont
bien organisés, comme à Québec.
De fait, la directrice générale du Centre de prévention du suicide de Québec (CPS), Sylvie Nadeau, se dit très préoccupée.
Mme Nadeau a participé depuis un an aux travaux de l’Agence de la santé de la Capitale-Nationale pour l’implantation
d’Info-Social sur le territoire. Des travaux qui ont effectivement ouvert la porte à une évacuation du CPS, dit-elle.
«Pour l’instant, on a perdu espoir de pouvoir répondre au téléphone. Il reste à voir comment on pourra récupérer les
choses au niveau du suivi.»
Selon Mme Nadeau, les répondants du 8-1-1 recevront une formation de quatre jours pour tous les types de crise, qu’elles
soient suicidaires, en violence conjugale, relativement aux abus sexuels, à la toxicomanie ou autre. Au CPS, la formation
de base est de quatre jours uniquement en crise suicidaire, suivie d’une période de supervision pratique avant de pouvoir
finalement répondre au téléphone. «Ce n’est pas parce qu’on est psychologue qu’on est prêt à faire de l’intervention en
crise suicidaire. Ça prend une formation spécifique», croit la dg.
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Dossier antérieur sur l'implantation de la ligne 8-1-1 :
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Critiques et appréciations du film Borderline
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Marie-Sissi LABRÈCHE
« J'ai une personnalité malade. Une personnalité qui a la grippe. Non, pire, j'ai un cancer de la personnalité :
une boule accrochée en moi et qui se nourrit de mes cellules depuis que je suis toute petite. Et, comme elle n'a
pas été soignée à temps, je suis coincée avec pour toujours, jusqu'à la fin des temps, jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Je suis borderline. J'ai un problème de limites. Je ne fais pas de différence entre l'extérieur et l'intérieur. C'est à
cause de ma peau qui est à l'envers. C'est à cause de mes nerfs qui sont à fleur de peau. Tout le monde peut voir à
l'intérieur de moi, j'ai l'impression. Je suis transparente. D'ailleurs, je suis tellement transparente qu'il faut que
je crie pour qu'on me voie. »
Borderline est un premier roman qui scrute le monde de l'enfance. Non de l'enfance bénie, mais celle qui crée des
monstres. Et les monstres de l'enfance ne nous quittent pas avec elle.
Nous tenons à remercier le Centre d'entraide Émotions (de Québec) d'avoir porté à notre attention ces extraits du livre.
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Commentaires personnelles de Julie Pelletier, membre de l'AQOLP
Avant propos, cette critique est loin d’être à la hauteur de celle écrite par des journalistes. Par contre, je
veux vous entretenir sur un film que je viens tout juste de voir. Je suis de retour du cinéma. Tout est frais
dans ma mémoire. Voici donc les commentaires dont je désire vous faire part.
Premièrement, moi-même étant diagnostiqué trouble de personnalité limite, je ne m’attendais à presque rien du
film. Surtout après avoir lu les commentaires d’un des auteurs dans un article d’un quotidien. Marie-Sissi
Labrèche (auteur de Borderline, La Brèche et La lune dans un HLM) mentionna que son but était de faire un bon
film. Le film étant un mélange de deux de ces livres. Déjà avec cette phrase, j’étais déçu. Malgré que, comme
je vous l’ai déjà précisé, mes attentes n’étaient pas très élevées. Cependant, après l’avoir vu, je dois dire
que je suis dans un état indescriptible. Je suis pris entre ce film était excellent et ce film est loin de ce
que je vis. Comme diraient les hommes : « C’est un coup en dessous de la ceinture ». Si vous me posez la
question : « Est-ce un film où les personnes vivant avec le trouble de personnalité limite peuvent se
reconnaître? » Je vous répondrais que, si on s’en tient seulement aux images, la réponse est non! Par contre, si
on comprend pourquoi Kiki en est arrivé à « baiser les trois quarts des hommes de la planète », ma réponse
devient oui, je pense qu’on peut se reconnaître. Je pense que ce qui nous ressemble c’est bien la recherche de
soi et le désir de se sentir bien. Bien sûr, la sexualité ayant été omniprésente dans le long métrage, je
comprends le malaise de certaines personnes. Par contre, je comprends que toutes les scènes de sexes ont été
nécessaires; ces scènes qui nous attirent, nous font sentir le désespoir final lors de la dernière rencontre
avec l’amant de Kiki.
Pour les sujets mentionnés dans le film, j’ai trouvé que le thème du mal de vivre et du sentiment de vide
n’était pas assez exploité. En discutant, avec l’ami qui m’a accompagné, celui-ci m’a fait comprendre que le
sujet était bien présent, mais qu’il n’était pas mis en évidence. Le mal de vivre et le non-sens de la vie sont
très présents chez moi. Le film le démontre aussi, en utilisant d’autres illustrations telles que celle où l’on
voit l’héroïne essayer de se suicider. Les actes d’autodestructions sont bien identifiés (l’abus d’alcool,
automutilation). Très tôt dans le film, j’ai pu m’identifier à la colère et la détresse de Kiki envers sa mère.
Il y a certaines longueurs et images dont on ne comprend pas l’intention du scénariste, par exemple : lorsque
la jeune Kiki court sur les deux côtés du pont. Un autre exemple, l’image de Kiki levée dans les airs nue et
formant le signe de la croix. Sur le moment, je ne comprenais pas, mais avec le détachement, j’ai l’impression
que c’est le symbole de l’absolue. Elle a tellement besoin de se sentir aimée. Finalement, je ne vous dévoilerai
pas tous les « punchs » et je vais vous laisser la liberté de tirer vos propres interprétations.
Deuxièmement, pour le jeu des comédiens, j’ai trouvé que le trio de femmes Isabelle Blais (Kiki), Sylvie Drapeau
(mère de Kiki) et Angèle Coutu (grand-mère de Kiki) ont bien interprété leurs rôles. La jeune fille qui incarne
Kiki (Laurence Carbonneau) enfant, aussi est très touchante, et ce, malgré son manque d’expérience. J’ai trouvé
que le manque d’expérience de certains comédiens enlevait une certaine logique au film. Les sujets étant assez
percutants, je peux comprendre. L’acteur choisi pour être l’amant principal (parce qu’il en a beaucoup autant
avec des filles que des garçons) de Kiki, M. Jean-Hugues Anglade est excellent.
Troisièmement, j’ai reconnu des phrases utilisées comme telles du roman dans le film. Ce qui est loin de me
déplaire. Marie-Sissi a écrit ces livres en mettant toutes ces « tripes » sur table. La souffrance ont la sent,
dans le film aussi, mais je pense que pour enlever ce que les journalistes vont nommer le mélodrame, beaucoup
d’éléments n’ont pas été utilisés.
Merci Marie-Sissi, de nous avoir partagé ta vision. Vous m’aidez à comprendre certaines manifestations en lien
avec le trouble de personnalité limite, par votre vision différente de la mienne. En plus, considérant que le
film Borderline est le premier long métrage de madame Lyne Charlebois, je pense que c’est réussi! Cependant,
j’ai l’impression qu’il y pourrait y avoir une deuxième et troisième version. Malheureusement, c’est un film
donc c’est statique, pas de possibilité de retourner travailler sur les concepts de base. Bref, ce film me
laisse encore dans un état indescriptible.
Pour conclure, est-ce que je vous le conseille? Oui, fortement, allez-y et laissez-vous envahir de l’histoire
de la petite Kiki essayant de combattre ces démons intérieurs.
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Découvrez d'autres critiques et appréciations du film « Borderline » à partir des liens suivants :
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Notes :
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Vous avez dit Borderline ?
Le terme « borderline » est un terme inapproprié, appuyé par une vieille théorie qui indiquait que cette pathologie se situe entre la psychose et la névrose.
Actuellement, le trouble de personnalité limite est considéré comme un syndrome complexe dont les caractéristiques centrales incluent une instabilité de l'humeur,
contrôle des impulsions et des relations interpersonnelles (Skodol, Gunderson et coll., 2002).
Source : PARIS, J., MD, Professeur, Département de psychiatrie, Université McGill (Montréal); Chercheur associé, département de psychiatrie, Hôpital Sir Mortimer
b. Davis-Hôpital Général Juif de Montréal; auteur du chapitre 2, traduction et adaptation par Claude Leclerc : Description du trouble de personnalité limite, du collectif
d'auteurs «Trouble de personnalité limite et réadaption - Points de vue de différents acteurs» tome 1, publié aux Éditions
Ressources, 2007, sous la direction de Robert LABROSSE et Claude LECLERC.
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Pour en savoir plus sur le TPL
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[ ... ]
Perception des cliniciens
Les écrits recensés nous indiquent que plusieurs cliniciens ont une perception négative du TPL. À titre d’exemple,
certains chercheurs (Gallop & al. 1989; Fraser & Gallop, 1993) ont observé que dans des situations analogues, le
personnel infirmier présentait une attitude plus négative envers les personnes ayant un diagnostic de TPL qu’envers les
personnes ayant un autre diagnostic. Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs proposent que les membres du personnel
infirmier perçoivent chez les personnes atteintes de TPL divers comportements considérés comme inappropriés et délibérés.
Ils suggèrent de plus que le seul diagnostic de TPL tend à influencer les perceptions du personnel infirmier ainsi que
leurs émotions. Par exemple, des malaises au sein de l’équipe peuvent s’installer entre les infirmières suite à du
clivage de la part de la personne souffrant d’un TPL. Certaines infirmières seront considérées comme « bonnes » pour la
personne présentant un TPL et d’autres seront considérées comme « mauvaises ». Ainsi les « bonnes infirmières » se
sentiront gratifiées et compétentes alors que les « mauvaises » pourront vivre de la culpabilité relié à l’échec de la
relation, l’impression de se sentir disqualifiées, de la méfiance ou de la vulnérabilité personnelle (Goulet-Chabot &
Lajeunesse, 1988). Une autre étude mentionne que le diagnostic de trouble de personnalité limite apparaît comme un
terme péjoratif qui influence l’attitude des professionnels face aux personnes atteintes (Lewis & Appleby, 1988 dans
Fraser & Gallop, 1993). Pfohl, quant à lui, rapporte que certains psychiatres, plusieurs travailleurs sociaux et la
plupart des infirmières éviteraient volontiers de travailler auprès des personnes atteintes du trouble de la
personnalité limite s’ils le pouvaient. (Pfohl, 1999 dans Villeneuve, 2006).
Certains comportements des individus présentant un TPL, qualifiés de pathologiques et perturbateurs, font en sorte
d’amener une attitude négative chez l’ensemble du personnel soignant. En effet, ces personnes rejettent souvent l’aide
offerte et présentent des caractéristiques difficiles à gérer sur une unité interne de soins. Les caractéristiques
recensées sont principalement les idées suicidaires, les comportements d’automutilation chroniques, la pensée
dichotomique, le clivage et les comportements impulsifs (Fraser & Gallop, 1993; Krawitz & Batcheler, 2006; Hopwood,
2006). Leur attitude à l’égard de leur médication pose également un problème aux cliniciens, notamment une utilisation
inadéquate de celle-ci ou encore une vision critique en regard de la médication, rapportant un manque d’efficacité ou
une multitude d’effets secondaires (Dawson, 2004).
[ ... ]
Relation thérapeutique – Alliance thérapeutique
On peut se demander si l’incidence du trouble de personnalité limite augmente considérablement au fil des ans ou
encore si les psychiatres le diagnostiquent plus fréquemment. Dans plusieurs milieux cliniques, le nombre de personnes
présentant ce diagnostic augmente continuellement. Il importe donc de se questionner sur la valeur thérapeutique de la
pratique clinique en regard de ce trouble. Entretenir une relation thérapeutique avec une clientèle présentant ce
trouble de personnalité constitue toujours un défi d’envergure. Le personnel infirmier oeuvrant auprès de cette
clientèle la considère en effet comme étant difficile à soigner et fréquemment les interventions thérapeutiques auprès
d’elle échouent (Fraser & Gallop, 1993; Nehls, 1994; Paris, 1994, 1996; Cousineau, 1996; Miller & Davenport, 1996;
Loughrey & al., 1997). Les infirmiers (ères) jugent que les divers comportements pathologiques et perturbateurs adoptés
par les personnes atteintes du TPL seraient à l’origine des difficultés thérapeutiques encourues (Fraser & Gallop, 1993).
Une étude américaine réalisée par Miller & Davenport (1996) a démontré l’existence d’une corrélation positive entre le
niveau de connaissances du personnel infirmier et leurs attitudes envers les personnes atteintes du TPL. On peut sans
doute croire que d’autres intervenants qui oeuvrent auprès de cette clientèle sont dans la même situation que les
infirmières et c’est pourquoi une connaissance plus approfondie de ce trouble pourrait en améliorer le traitement.
Pour réduire les frictions entre les personnes présentant un TPL et les membres du personnel soignant, il pourrait être
pertinent que ces derniers laissent davantage de contrôle sur le traitement à leurs clients, leur donne davantage de
responsabilités et leur permettrent de montrer leurs compétences (Dawson, 2004). Pour une personne ayant l’habitude
d’être rejetée et d’induire la méfiance chez les autres, le fait d’être traité comme une personne intelligente,
compétente, adulte et responsable constituerait une expérience pouvant être très enrichissante (Dawson, 2004). Cyr &
David (2001) suggèrent d’aller à l’encontre d’une attitude surprotectrice et de permettre à la personne de se
responsabiliser. Cette responsabilisation peut être obtenue en centrant la personne sur le moment présent. Une relation
empreinte d’empathie, de chaleur, de réflexion, de silence et dépourvue de jugement reste toujours de mise mais à cela
devrait s’ajouter une évolution du schème de valeurs et de mesures des intervenants, basée sur :
- la croyance profonde que la personne est intéressée à changer, en dépit de tout,
- la conviction que ces personnes peuvent s’améliorer,
- le sentiment que ces personnes sont sympathiques,
- la conviction que l’on peut aider ces personnes,
- la capacité de travailler de concert avec une équipe traitante,
- un soutien émotionnel accessible aux cliniciens en cas de besoin, et enfin,
- une supervision clinique continue (Gunderson, 2000 dans Villeneuve, 2006).
Il reste important pour le clinicien de faire part de ses limites au client.
[ ... ]
Source :
Claude LECLERC, inf. Ph.D, Professeur Chercheur, Département des sciences infirmières UQTR, Chercheur associé Centre de
Recherche Fernand Seguin de Montréal; Alexandre BENOIT, inf. B.Sc., Département des sciences infirmières UQTR et CSSS de
Trois-Rivières; Sophie DULONG, inf. B.Sc., Clinique externe, Programme Santé mentale, Centre Hospitalier Régional de Trois-Rivières.
Extraits du chapitre 20 « La perception des cliniciens en regard des personnes présentant un trouble de personnalité limite » du
collectif d'auteurs
« Trouble de personnalité limite et réadaptation - Points de vue de différents acteurs », tome I, publié aux Éditions
Ressources (2007).
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Nous vous invitons à lire également l'article sur le Trouble de la personnalité limite, par Alexandre Benoît, inf., dans
la revue « Liaison » (format PDF) de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec (ORIIMCQ), pages 7 à 9.
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À ne pas manquer !
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Activités pour tous!
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COMPLET ! SALLE COMBLE!
Une quarantaine de personnes étant touchées de près ou de loin par le trouble de personnalité limite (incluant les
proches : parents, conjoint-e, enfants et ami-e-s) se donnent rendez-vous à un dîner-rencontre qui se tiendra au :
À Montréal, le samedi 8 mars 2008, à 11h30 ...
... au Restaurant Mikes, situé
dans le centre commercial Place Versailles LOCAL 148, au 7275, rue Sherbrooke Est, Montréal QC (métro Radisson).
Cliquez ici pour voir la carte routière.
Chacun assume ses dépenses.
Voici donc une opportunité pour socialiser, voire possiblement créer, développer et consolider des liens d'amitié et un réseau
d'aide naturelle, pour partager nos expériences de vie autour d'une table, entre pairs, entre ami-e-s.
P.S. Il y a aura d'autres rencontres comme celle-ci d'ici quelques mois, à Montréal et à Québec.
Robert Labrosse, organisateur de l'activité.
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À ne pas manquer !
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... pour les personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite.
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Étude clinique, recherche et développement

“La somesthésie chez des personnes ayant des
comportements d’automutilation”
Doctorat en psychologie de Marlène Galdin, M.Sc sous la supervision de S. Léveillée, Ph. D. et Louis Laurencelle, Ph.D.
BUT :
Nous souhaitons explorer les sensations tactiles et kinesthésiques, ainsi que certaines variables psychologiques
(dissociation, impulsivité et trouble de la personnalité) chez des personnes souffrant de comportements d’automutilation.
Pour cette étude, nous recherchons des participants pour constituer deux de nos groupes (GE et GC).
POUR PARTICIPER :
- Groupe expérimental (GE) : des personnes ayant ou ayant eu des comportements d’automutilation, hommes et femmes
entre 20 et 60 ans.
- Groupe de contrôle (GC) : des personnes ayant un trouble de la personnalité limite (borderline) sans comportement
d’automutilation, hommes et femmes entre 20 et 60 ans.
CONTACT :
Marlène Galdin, M.Sc.
Courriel : marlene.galdin@uqtr.ca
Téléphone : 819-376-5011 poste 3517
Pour participer à cette étude, vous serez contacté par téléphone afin de vous poser des questions concernant votre état de santé
et vos habitudes de vie (ex. consommation de drogue ou d’alcool). Ces questions serviront à vérifier si les critères d’inclusion
à cette recherche sont remplis.
Cette recherche est approuvée par le comité d’éthique de la recherche de l’Université du Québec à Trois-Rivières et un certificat
portant le numéro CER-08-132.07.03. a été émis le 15 février 2008.
La somesthésie est l’ensemble des sensations cutanées et la kinesthésie. La kinesthésie est la sensation du mouvement et de la
position des différents membres.
Annonce diffusée le 27 février 2008
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Centres de jour et d'entraide qui accueillent les personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite (TPL) :
Centre d'entraide Émotions (Ste-Foy, QC)
Groupe de soutien TPL (Québec)
O.S.M.O.S.E (Charlesbourg, QC)
Relais d'espérance (Limoilou, QC)
Le Traversier (Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières, QC)
Groupe de soutien TPL (Montreal, QC)
Au Second Lieu (Le Cachou) (Saint-Hubert, QC)
La Maison du Goëland (La Prairie, QC)
La Maison sous les arbres (Châteauguay, QC)
Psychohésion (Salaberry-de-Valleyfield, QC)
La Graine - GEM (Bruxelles, Belgique)
À la limite (Neuchâtel, Suisse)
Organisme communautaire apportant soutien et accompagnement aux familles dont l'un et l'autre parent souffre d'une problématique en santé mentale :
Parents-Espoir
Ressource alternative :
Les Émotifs Anonymes (International)
Consultez également nos différents répertoires aux liens suivants :
Répertoire des établissements pour TPL
Répertoire de ressources en santé et services sociaux
Pour une recherche rapide sur le site, voici quelques trucs à retenir :
- Consultez le Plan du site
- Consultez le Moteur de recherche interne et inscrivez un mot clé.
- Utilisez sur votre clavier les touches Ctrl + F afin de faire une recherche dans la page où vous désirez retracer un mot, un nom, un titre...
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... pour les proches (parentèle, conjoint-e, ami-e) des personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite
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| Mars 2008 |
Région 11: Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine Mise à jour le 16 janvier 2008
À noter dans votre agenda!
CINÉMENTAL
Conférence sur le trouble de personnalité limite
au Quai des arts de Carleton (Baie des chaleurs)
Mercredi le 19 mars 2008
Avec la participation de Robert LABROSSE, pair aidant bénévole, président fondateur de l'Association québécoise de l'organisation limite de la personnalité (AQOLP)
et webmestre du site personnalitelimite.org

Information :
NOUVEAU REGARD
New Richmond
Téléphone: (418) 392-6414
Sans frais : 1-888-503-6414
Courriel : nouveauregard@globetrotter.net
Site : nouveauregard.qc.ca
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Consultez le calendrier des activités de nos partenaires :
Centres de jour et d'entraide qui accueillent les familles et amis de personnes aux prises avec des problèmes reliés à la santé mentale :
Groupe d'entraide T-Limite de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal (QC)
L'A.L.P.P.A.M.M. (Territoires d'Arthur-Buies, d'Argenteuil, des Trois-Vallées, de Jean-Olivier-Chénier, des Pays-d'en-Haut et de Thérèse-de-Blainville, QC)
L'Arc-en-ciel (MRC de Portneuf, QC)
La Boussole (Québec, QC)
L'APAME du Centre du Québec (Drummondville, QC)
Le Gyroscope du Bassin de Maskinongé (Louiseville, QC)
L'APPAMM-ESTRIE (Sherbrooke, QC)
L'AQPAMM (Montréal, QC)
L'Association de parents et amis du bien-être mental du sud-ouest de Montréal
Les amis de la santé mentale banlieue ouest (de Montréal)
Nouveau Regard (Gaspésie)
L'ALPABEM (Laval, QC)
L'APAMM-RS (Longueuil, QC)
L'Éclusier du Haut-Richelieu (St-Jean-sur-Richelieu, QC)
L'Accolade Châteauguay (QC)
Le Phare, Saint-Hyacinthe et régions inc. (QC)
Le Pont de Suroît (Sallabery-de-Valleyfield, QC)
OASIS (Granby et région)
SIMILES (Bruxelles, Belgique)
Voir aussi les différents guides familles :
:: Vivre avec une personne souffrant d'un trouble de personnalité borderline
:: Au coeur du trouble de personnalité limite
:: Bannières et hyperliens des ressources pour les proches
:: Les troubles de personnalité "borderline"
:: Les attitudes de base avec un proche
:: Guide de prévention suicide
Pour une recherche rapide sur le site, voici quelques trucs à retenir :
- Consultez le Plan du site
- Consultez le Moteur de recherche interne et inscrivez un mot clé.
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À ne pas manquer !
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... pour les intervenants du réseau de la santé et de services sociaux
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Région 03: Capitale-Nationale

Activité de sensibilisation sur le trouble de personnalité limite
Pour les étudiants en Technique d'éducation spécialisée du Cégep de Sainte-Foy (QC)
Les 11 et 12 mars 2008, Robert LABROSSE, pair aidant bénévole, codirecteur littéraire du collectif d'auteurs
« Trouble de personnalité limite et réadaptation - Points de vue de
différents acteurs » (Éditions Ressources, tome I, 2007), président fondateur de l'Association québécoise de l'organisation
limite de la personnalité (AQOLP) et webmestre du site personnalitelimite.org
présentera un témoignage et des réflexions qui font découvrir les différents défis qu'il a surmonté en tant que personne aux prises avec le trouble de
personnalité limite.
(Fermé au public)
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Le département de psychiatrie et l’école de service social de l'Université McGill
vous convient à une conférence sur le trouble de personnalité limite
qui aura lieu :
Le jeudi 24 avril 2008
19h à 20h30
À la salle 232 du Pavillon Leacock
À l'Université McGill (coin McTavish et Doctor Penfield)
Montreal
Borderline Personality Disorder - Psychoeducation for Families: Overdue and Underutilized
Conférencier invité : Dr John G. Gunderson
Vous trouverez ci-dessous un communiqué décrivant la conférence publique gratuite donnée en anglais par Dr. Gunderson
(sans service de traduction simultanée) pour les familles de patients ayant un trouble de personnalité limite.
Dr. Gunderson répondra en francais aux questions qui lui seront posées dans cette langue.
Si vous souhaitez avoir plus d’information à propos de cet événement veuillez téléphoner au (514) 398-3794.
Cette conférence est présentée grâce à l'aide financière du Comité des conférences commémoratives Beatty

McGill University School of Social Work and Department of Psychiatry
present
A public conference followed by a question period
Helping Families When A Family Member
Has Borderline Personality Disorder
Dr John G. Gunderson
Professor of Psychiatry at Harvard Medical School;
Director of the Center for Treatment and Research on Borderline Personality Disorder at McLean Hospital
Thursday April 24, 2008
7h00 – 8h30 PM
Room 232, Leacock Pavilion
On the McGill University Campus
At McTavish and Doctor Penfield
Montreal
Dr. John G. Gunderson has devoted much of his professional life to the treatment of individuals with borderline
personality disorder. He considers families as important allies and strongly advocates the use of family interventions.
He describes how families can be taught to recognize and accept the borderline diagnosis including why this may be
resisted and why it is worthwhile. Families’ lives can feel quite disrupted and they need support and strategies for
coping. Dr. Gunderson will share ways that families can make a difference and bring a new perspective to their life.
No registration required
For information call: (514) 398-3794
This public lecture is made possible through the generosity of the Beatty Memorial Lectures
Committee
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3e Colloque
Les TROUBLES de la PERSONNALITÉ 22 | 23 mai 2008
Gestion de crises et alternatives à la psychothérapie
La très grande majorité des patients souffrant d’un trouble de la personnalité
n’ont pas accès, abandonnent ou n’ont pas d’intérêt pour un projet de psychothérapie
s’échelonnant sur plusieurs années. Au QUÉBEC, aux ÉTATS-UNIS et en FRANCE, cette aide prend
aujourd’hui des formes multiples et créatives : SERVICE DE CRISE, AIDE AUX FAMILLES, THÉRAPIE
BRÈVE, HÔPITAL DE JOUR, HÉBERGEMENT, RÉADAPTATION, etc.
Règle générale, la trajectoire des services utilisée par cette clientèle est marquée par le
désordre et l’instabilité. Or, au long cours, ce cheminement décousu mène pourtant à une
amélioration du fonctionnement voire même à une rémission des symptômes liés aux troubles
de la personnalité. Ce colloque est une occasion unique d’entendre des intervenants de divers
horizons exprimer leur point de vue. Il se veut aussi un lieu de réflexion sur les différentes
philosophies et valeurs sous-tendant les services offerts aux personnes souffrant d’un trouble
de la personnalité.
Informations :
Formations Porte-Voix
1044, Élisabeth-Becker
Québec (Qc) G1Y 3L7
Téléphone : (418) 658-5396
Télécopieur : (418) 658-5982
Courriel : porte-voix@videotron.ca
www.porte-voix.qc.ca
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Psychopathologie & santé mentale - Psychopathology & mental health
Kolla, N.J., Eisenberg, H., & Links, P.S. (2008). Epidemiology, risk factors, and psychopharmacological management
of suicidal behavior in borderline personality disorder. Archives of Suicide Research, 12(1), 1-19.
Résumé/Abstract: Borderline personality disorder (BPD) is a chronic psychiatric condition characterized by a
pervasive pattern of instability in affect regulation and impulse control. These maladaptive coping strategies
predispose individuals with BPD to suicidal behavior, and this diagnosis increases the risk for completed suicide.
Empirical data indicate that adverse life events; a history of childhood trauma; and the presence of comorbid
psychiatric conditions, in particular major depressive disorder and substance use disorders; confer an elevated risk
of suicidal behavior in patients with BPD. Psychopharmacological interventions, including the use of antidepressants,
anti-psychotics, and mood stabilizers, are considered in this review in terms of the evidence for their utility in
reducing the risk of suicidal behavior in BPD.
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Suggestions de lecture |
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Critique :
« Sissi est borderline, sans doute, c’est-à-dire à la limite de la raison et de la folie, mais on devine que,
bardée d’humour et gardant une grande aptitude à la tendresse, elle saura tomber du bon côté des choses, non
sans faire un joli pied de nez aux méchantes fées qui se sont penchées sur son berceau. »
Réginald Martel, La Presse
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Critique :
« Au lieu d’avoir entre les mains un petit récit bien tranquille traitant des choses de la vie, le lecteur
se retrouve avec un bâton de dynamite plutôt trash, du rock littéraire de rue.»
Guillaume Bourgault-Côté, Le Soleil
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La romancière de Borderline et de La Brèche se révèle encore une fois une fine observatrice des états limites.
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