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Bulletin mensuel "L'initiative"2 ans (07-2007)Volume 4, No 4, Avril 2008 Disponible au lien suivant : bulletininitiative_avril2008.html
Ce magazine sera envoyé gratuitement par courriel aux personnes qui en feront la demande. Vous trouverez à la fin les instructions pour vous abonner ou pour annuler votre abonnement. Il vous sera plus facile d'imprimer ce bulletin et de le diffuser librement auprès de vos connaissances.
Le bulletin mensuel "L'initiative" est un service gratuit offert par l'équipe de rédaction de Personnalité_Limite.Org, sous la supervision de l'Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité. Il s'agit d'un service libre de toutes contraintes et offert bénévolement. Ce magazine d'information et d'éducation a pour objectif de répondre à vos questions sur l'état limite (borderline condition) et le trouble de la personnalité limite (borderline personality disorder), et de partager de l'information sur les problématiques psychologiques associées au trouble de personnalité, sur la psychothérapie, etc. Ce bulletin n'est pas une forme de consultation et ne peut remplacer les services d'un professionnel de la santé mentale. Le lecteur demeure toujours responsable de décider dans quelle mesure et de quelle façon les informations présentées ici s'appliquent à lui. Les informations contenues dans cette publication ne reflètent pas nécessairement la position ou l'opinion de Personnalité_Limite.Org. Personnalité_Limite.Org n'est pas responsable de l'usage qui pourrait être fait des informations contenues dans ce bulletin.
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Aucune souffrance et aucune douleur n’a de sens en elle-même, |
7 mars 2008
Bonjour!
Au nom de l'équipe de rédaction du bulletin mensuel « l'Initiative » ainsi que des membres du conseil d'administration et des bénévoles de l'Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité (AQOLP), gestionnaire du site www.personnalitelimite.org, j'ai plaisir à accueillir les nouveaux internautes s'étant inscrits sur la liste d'envoi du magazine d'information sur le trouble de la personnalité limite (TPL). Nous sommes heureux de noter, à ce jour, six cent soixante-quinze (675) abonnés au bulletin mensuel « l'Initiative ».
Le Ministère de la Santé et des Services sociaux octroie cinq mille dollars (5 000 $) à l'AQOLP!
L'AQOLP vient tout juste de recevoir deux correspondances du Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), dont l'un en provenance du ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale qui nous alloue une somme (ponctuelle et non récurrente) de deux mille dollars (2 000 $) afin d'aider à la poursuite de ceux-ci.
L'autre lettre est en provenance de la Direction générale des services de santé et médecine universitaire - Bureau du directeur général (MSSS) qui nous octroie un montant supplémentaire de trois mille dollars (3 000 $) (non récurrent).
Je tiens à préciser que l'AQOLP leur a présenté un projet (en cours de réalisation) concernant la production d'un feuillet d'information sur le trouble de personnalité limite, réalisé par un comité scientifique, que nous désirons distribuer dans toutes les régions sociosanitaires de la province de Québec.Nous tenons à remercier vivement le Ministère de la Santé et des Services sociaux pour la confiance et le soutien qu'il nous accorde pour la poursuite de notre mission et de nos objectifs à travers nos divers projets! Encore merci!
Modifié le 16 juillet 2008
Suivi du débat concernant l'implantation de la ligne unique 8-1-1, organisé par Espace Citoyen / santé et bien-être (Québec)
(Je vous invite à prendre connaissance du dossier sur l'implantation de la ligne unique 8-1-1 paru dans le numéro précédent du bulletin mensuel L'initiative)
Ayant eu l'opportunité d'adresser directement mes préoccupations (au noms de l'AQOLP et de mes pairs) à Monsieur Jacques Fillion, de l’Agence de santé et des services sociaux de la Capitale Nationale, Direction de la coordination des réseaux locaux et des programmes clientèles, concernant l'implantation de la ligne unique 8-1-1, à propos des questions portant sur la formation (rigoureuse) et le temps d'écoute (plus flexible) pour les personnes aux prises avec un trouble de personnalité, Monsieur Fillion a exposé la situation concernant, entre autres, la région de Québec.
On nous assure premièrement que le temps d'écoute sera flexible. Il faut comprendre que le temps d'écoute a été évalué à 15 minutes (en tant que moyenne), temps partagé entre 90% de la clientèle qui téléphone à Info-Santé pour des demandes d'information sur la santé en générale et 10% pour des situations plus sévères (crises suicidaires, par exemple) qui exigeront plus de temps d'intervention. Ce qui reste préoccupant, comme le soulignait un participant lors du débat, c'est le temps d'attente en ligne ! De plus, devra-t-on appuyer sur « 1 » s'il s'agit de crise suicidaire, appuyer sur « 2 » s'il s'agit d'une demande d'information concernant un médicament, appuyer sur « 3 » s'il s'agit d'une demande de référence dans un CLSC, appuyer sur « 4 » s'il s'agit d'une demande référence vers une ressource plus spécialisée? commentait ironiquement une autre participante (c'est à la blague, rassurez-vous!). On ne peut demander à une personne suicidaire d'attendre en ligne, il lui faut une intervention immédiate : c'est une question de vie ou de mort!
Concernant la formation et la compétence des intervenants : Il faut comprendre que l'état récupère rapidement les pratiques des ressources spécialisés en recrutant à Québec, par exemple, plusieurs intervenants ayant travaillé au Centre de prévention du suicide (CPS), (comme le confirmait Madame Sylvie Nadeau, directrice générale du CPS, qui souligne qu'il y a un grand roulement de son personnel), afin qu'ils soient à présent à l'emploi de la ligne unique 8-1-1 (du Centre de santé et des services sociaux - CSSS). Je fait remarquer à Monsieur Filion que dans la région de Montréal, selon un article paru dans La Presse du 23 février 2008, la situation semble plus préoccupante, sans parler de la région de la Gaspésie où l'on retrouve un très haut taux de suicide. (Il serait peut-être bon d'organiser ce genre de débat dans toutes les régions).
Pour conclure mon intervention, je lui ai fait lecture rapide (faute de temps) d'un extrait du chapitre 17, étant une « Critique constructive du Plan d'action en santé mentale au Québec - vers de meilleurs services » à propos de « l'Accessibilité aux soins et délais », réalisé par le Dr Alain Lesage, MD, FRCP, MPhil., DFAPA, du collectif d'auteurs « Trouble de personnalité limite et réadaption - Points de vue de différents acteurs » publié aux Éditions Ressources, que vous retrouverez dans ce numéro du bulletin. Monsieur Fillion, réagira possiblement à ce chapitre après en avoir pris connaissance lorsque la publication sera de nouveau disponible.
D'autres intervenants ont pu également faire part de leurs doléances et préoccupations, à l'attention des différents panélistes, (entre autres, au niveau de la communication - n'ayant pas été consulté auparavant, craignant, entre autres, que les gens soient ensuite orientés vers des CSSS aux prises avec une liste d’attente plutôt que vers leurs ressources. Monsieur Fillion, s'est montré très attentif à toutes ces interventions et a cherché à rassurer les divers représentants des ressources communautaires spécialisées. C'est à suivre!
Je tiens à remercier Espace des citoyens / santé et bien-être (Québec) de m'avoir invité pour me permettre quelques petites minutes pour promouvoir et défendre les intérêts de mes pairs, au nom de l'Association québécoise de l'organisation limite de la personnalité (AQOLP).

Période de rodage du ... 2-1-1 !
Rassurez-vous, je n'ai pas fait de faute de frappe! Je tiens à vous annoncer que le service d’information et de référence 2-1-1, qui est la base de données la plus complète sur les services sociaux et communautaires desservant les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches est en période de rodage. Ouvert du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h, vous pouvez utiliser ce service pour accéder à leur bottin de ressources. Il ne s'agit pas d'un service d'écoute comme celui du 8-1-1. Vous pouvez également avoir accès par Internet à la base de données au www.211quebecregions.ca.

Ne pourra plus se prétendre psychothérapeute qui veut au Québec (projet de loi 50).
ENFIN !
Vous découvrirez dans ce numéro des extraits des hyperliens vers des articles de presse qui vous annoncent que le Québec a décidé de faire le grand ménage afin de distinguer les professionnels de la santé des pseudothérapeutes (qui s'improvisent spécialistes de la psychothérapie).
J'ai bien hâte qu'il en soit ainsi en France.
Il faut comprendre que les dérapeutes de l'Europe parviennent actuellement à faire des transactions très lucratives au Canada (même sous une couverture d'organisme à but non lucratif) grâce à un vide juridique (non seulement dans leur pays, mais aussi au niveau international) et surtout grâce l'Internet.
Pour les nouveaux visiteurs, j'attire votre attention vers la section suivante qui vous expliquera mon point de vue :
Certes, lors de l'application de la loi 50, il faut s'attendre à ce que de nombreux prétendants au titre de psychothérapeute (en parlant de ceux qui se sont autoproclamés comme tels et qui font de « l'Abus de qualité vraie ») en viennent simplement à changer leur carte professionnelle tout en continuant d'exploiter leurs clientèles en agissant sous la couverture d'un organisme à but non lucratif indépendant (puisqu'il existe toujours un vide juridique à ce niveau), aux désavantages des personnes vulnérables, mais au moins, les demandeurs de soins sauront enfin faire davantage la distinction entre un spécialiste (de la psychothérapie) et un imposteur. Bien que la guerre ne soit pas gagnée contre les charlatans, une première bataille sera remportée!

Compte rendu des activités de l'AQOLP au mois de mars 2008!
Je vous ai parlé précédemment d'un débat auquel j'ai été invité à participer afin de promouvoir et défendre les intérêts de personnes aux prises avec un trouble de personnalité (conformément à une des missions de l'AQOLP). Il me fait à présent plaisir de vous informer des autres démarches réalisées le mois dernier et des actions qui sont en cours de réalisations :


Nous croyons important que ce collectif d'auteurs (qui regroupe à la fois des experts, des différents acteurs du réseau, des organismes communautaires, et qui incluent des témoignages et histoires de cas), dont l'éditeur a permis qu'il soit à prix accessible (31,95$ au lieu de 80$), soit connu par tous les acteurs du domaine de la santé mentale (incluant les étudiants) afin que cette publication puissent devenir un incontournable! J'en profite pour remercier Diane Aubé, une bénévole de l'AQOLP, pour sa précieuse collaboration lors de l'envoi des communiqués.
Concernant le tome II, nous avons dû reporter la date de lancement en raison de quelques imprévus (dont la présente grève à l'Université du Québec à Trois-Rivières qui créé un impact sur notre projet); c'est une question de mois.

Rediffusion de l'émission "Une pilule, une petite granule"
Je tiens à remercier à l'équipe de production de l'émission "Une pilule, une petite granule" pour avoir rediffusé l'émission sur le trouble de personnalité limite (TPL), jeudi dernier (le 3 avril 2008), sur les ondes de Télé-Québec (émission no 69) et de m'avoir invité à participer à l'enregistrement.
Comme je le soulignais dans le Volume 3, No 10, Octobre 2007 du bulletin mensuel L'initiative, ce fut une occasion de découvrir différentes visions du TPL, dont les avis étaient partagés en ce qui concerne les pronostics (les perspectives de rétablissement). D'ailleurs le psychiatre invité, le Dr Pierre Doucet, psychanalyste, se montrait très pessimiste à ce niveau, contrairement aux experts (utilisant différentes approches qui ont démontrées leur efficacité) qui ont participé à l'émission Jeux de société de Canal vie. Il faut comprendre qu'il y a un débat continuel entre plusieurs écoles de pensée, comme par exemple, par la démonstration d'une résistance de certains psychanalystes face aux nouvelles approches qui ont pourtant démontré du succès! (Guerre de clochers?)
Vous retrouvez le point de vue de l'AQOLP, à la page d'accueil du site personnalitelimite.org, à partir des encadrés qui vous présentent des extraits du collectif d'auteurs « Trouble de personnalité limite et réadaptation - Points de vue de différents acteurs » qui permettront de relativiser les propos présentés lors de cette émission, et d'offrir une perspective plus nuancée, concernant l'utilisation des termes « Borderline» et « Maladie mentale ».

J'en profite pour remercier toutes les personnes ainsi que les organismes qui se joignent à l'Association québécoise de l'organisation limite de la personnalité (en tant que membre, ayant reçu une trentaine de demandes d'adhésion à ce jour, de neuf (9) régions sociosanitaires de la province du Québec), ou, et, qui contribuent d'une façon ou d'une autre à la diffusion d'information, à la sensibilisation, ainsi qu'à la recherche et au développement des ressources pour le traitement du TPL.
L'attention, la collaboration et le soutien de tels partenaires, par la force des liens, permettent d'espérer l'amélioration des soins pour les personnes en souffrance et la diffusion d'information de qualité. Encore merci!
N'hésitez pas à faire connaître le site à vos connaissances, en communiquant cette adresse :
Bonne lecture, bonne navigation!

Robert Labrosse, président fondateur de l'AQOLP, pair aidant bénévole et webmestre du site personnalitelimite.org
Instigateur et codirecteur du collectif d'auteurs « Trouble de personnalité limite et réadaptation - Points de vue de différents acteurs »
| Pour en savoir plus sur le TPL | ||
UNE CRITIQUE CONSTRUCTIVE DU PLAN D'ACTION EN SANTÉ MENTALE AU QUÉBEC - VERS DE MEILLEURS SERVICES [ ... ] Les maillons faibles du Plan d'action en santé mentale sont un défaut de gouvernance concernant l'équipe de base en santé mentale et le financement. La création d'une équipe de base en santé mentale est originale et cohérente par rapport à l'organisation des services de santé dans les CSSS, où chaque CSSS doit se doter d'un plan clinique pour différents types de problématiques comme les jeunes, le cancer, les personnes âgées, la santé mentale, etc. Ce qui est déficient avec cette création, c'est que ses contours sont très peu définis si n'est de proposer que pour les adultes, par exemple, il y aurait une équipe de 20 intervenants dont deux médecins de famille et chercheraient à desservir près de 2% de la population, ce qui dans un territoire moyen de CSSS voudrait dire environ 2,000 personnes. La question se pose en considérant les contours de première, deuxième et troisièmes lignes, compte tenu de la situation exposée plus tôt, quel doit être le rôle de cette équipe de base en santé mentale ? Qui va-t-elle chercher à évaluer, traiter, réhabiliter, coordonner, combien de personnes va-t-elle prendre en charge versus combien de personnes va-t-elle référer rapidement suite à l'évaluation ? [ ... ] Lorsqu'un programme de l'ampleur de celui d'une équipe de base en santé mentale est créé à la grandeur du Québec, il serait souhaitable que les rôles des membres de cette équipe soient plus clairement définis, que le nombre de personnes devant être évaluées pour quel type de problématique et de complexité soit bien défini. À un extrême, si une équipe de base en santé mentale se voit confier le rôle de s'occuper des personnes ayant besoin d'un suivi modéré ce qui, à raison de 250 personnes au ratio d'un intervenant par 20 personnes idéalement, impliquerait que 10 des 20 membres de l'équipe seraient engagés dans cette activité ne laissant que 10 personnes pour des activités liées aux personnes souffrant de troubles mentaux courants ; à l'inverse si on décide de consacrer par exemple 5 des 20 membres comme psychologues traitant en individuel les personnes avec des troubles mentaux courants d'anxiété, de dépression ou d'abus de substances à raison d'une charge annuelle d'environ 100 personnes par psychologue, ils ne pourront voir que 500 personnes dans l'année parmi les 20,000 souffrant de troubles mentaux courants d'anxiété et de dépression. Quelles personnes traiteront-ils plutôt que d'autres ? L'équipe de base s'occupera-t-elle des cas de crise ? Qui répondra aux médecins de famille, aux travailleurs sociaux, aux intervenants scolaires identifiant des parents, quels liens seront créés, quelle coordination sera faite ? L'absence de lignes directrices pour cette nouvelle programmation majeure risque de voir plusieurs modèles se développer et plusieurs dérapages possibles tant vers le risque que l'équipe de base devienne une équipe spécialisée en première ligne, ou à l'inverse, qu’elle se substitue aux intervenants déjà en place en première ligne pour traiter des troubles mentaux courants jusqu'à la limite faible de ses capacités de traitements... [ ... ] Source : Dr Alain LESAGE, MD, FRCP, MPhil., DFAPA ; Professeur titulaire, Département de psychiatrie de l’Université de Montréal ; Chercheur, Centre de recherches Fernand-Séguin, Montréal. Extraits du chapitre 17 « Accessibilité aux soins et délais » du collectif d'auteurs « Trouble de personnalité limite et réadaptation - Points de vue de différents acteurs », tome I, publié aux Éditions Ressources (2007). Commentaire que j'ai apporté lors du débat sur l'implantation de la ligne unique 8-1-1, suite à cette lecture : « J'ai l'impression que les CSSS, qui n'ont pas terminé de développer et de consolider les équipes de base en santé mentale (dans plusieurs régions), semble vouloir développer (trop) rapidement un nouveau modèle de services de première ligne qui dépasse, à mon avis, (en reprennant quelques expressions du Dr Lesage) leurs capacités de traitements des appels de personnes en situation de crises suicidaires (risquant d'entraîner une durée d'attente et des conséquences innacceptables) et où il y a risque de plusieurs dérapages! ». Robert Labrosse, président fondateur de l'AQOLP |
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Le dimanche 16 mars 2008 BRIGITTE BRETON: Ménage chez les psys Le Soleil Sans formation et sans compétences reconnues, n’importe qui peut aujourd’hui se prétendre psychothérapeute et offrir ses services aux gens qui éprouvent des problèmes de santé mentale ou de relations humaines. Une anomalie que Québec veut heureusement corriger. Le travail est ardu et bouleverse des pratiques, mais la protection du public justifie ce grand ménage.
Il y a des projets de loi qui ne font pas les manchettes, mais qui sont néanmoins fort importants pour le bien-être de la population. C’est le cas du projet de loi 50 modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines, étudié ces jours derniers en commission parlementaire. Le ministre de la Justice, Jacques Dupuis, responsable de l’application des lois professionnelles, n’hésite pas à qualifier d’anarchique la situation qui prévaut. N’importe qui peut faire n’importe quoi. La confusion est omniprésente. Ce n’est guère rassurant puisque les services de psychothérapie s’adressent à des gens fragiles et vulnérables. Séparer les vrais «psys» des faux ne devrait pas s’ajouter à leur difficulté. Une personne pense être en présence d’un professionnel apte à diagnostiquer et à traiter un trouble mental, une détresse psychologique ou un problème de comportement. Compte tenu du méli-mélo actuel, elle est peut-être en train d’étaler ses problèmes à un charlatan et de payer chèrement pour des services qui risquent de lui causer plus de tort que de bien. Selon une enquête menée pour l’Ordre des psychologues du Québec, 85 % des gens pensent qu’un psychothérapeute est forcément un psychologue, donc un professionnel soumis à un ordre professionnel, à un code d’éthique et de déontologie. Ce n’est pas le cas et c’est notamment à cela que Québec s’attaque en encadrant la pratique de la psychothérapie. La détresse et les maladies mentales sont de plus en plus présentes dans notre société. Heureusement, les gens hésitent moins qu’avant à demander de l’aide et à se faire soigner. Le gouvernement et les ordres professionnels doivent donc s’assurer que les professionnels qu’ils consultent ont les compétences requises.
Grand ménage en vue chez les psychothérapeutes Louise-Maude Rioux Soucy La loi 50 donnera à l'Ordre des psychologues la responsabilité de délivrer les permis Ne pourra plus se prétendre psychothérapeute qui veut au Québec. Le gouvernement Charest a en effet déposé un projet de loi qui viendra sonner le glas des consultations bidon, un fléau maintes fois dénoncé sur la place publique. S'il se concrétise, ce grand ménage donnera de nouveaux pouvoirs à l'Ordre des psychologues du Québec (OPQ) qui aura pour mandat de trancher une fois pour toutes entre la bonne pratique et le charlatanisme de ceux qui revendiquent à tort ou à raison le titre de psychothérapeute. Présentement, rien n'empêche quiconque de pratiquer la psychothérapie. Cette formule élastique fait en sorte qu'il revient en fait au public de séparer le bon grain de l'ivraie. Avec les conséquences que l'on sait, dénonce la présidente de l'OPQ, Rose-Marie Charest. «Actuellement, un psychothérapeute qui n'est membre d'aucun ordre et qui a des relations sexuelles avec un patient a le champ libre, [...] personne ne peut le sanctionner. Idem pour un psychothérapeute qui fait preuve de négligence ou d'abus de pouvoir.» Les gens qui ont recours à des services de psychothérapie traversent des moments de fragilité qui sont pourtant incompatibles avec le laisser-faire qui a cours présentement, croit Mme Charest. Si jamais la thérapie tourne mal, ces gens n'ont en effet aucun moyen de faire valoir leurs droits. «Je suis devenue présidente de l'ordre il y a neuf ans justement pour régler ce dossier-là. Je trouvais parfaitement effrayant que, dans un domaine aussi sensible que la santé mentale, n'importe qui puisse s'improviser spécialiste.» Beaucoup des psychothérapeutes visés par cette loi sont les premiers ravis de pouvoir compter sur des balises plus solides. En 1991, un groupe de psychologues et de psychothérapeutes avait même fondé la Société québécoise des psychothérapeutes professionnels (SQPP). Ceux-ci s'étaient alors dotés d'un Code de déontologie clair et de règlements rigoureux destinés à mettre un peu d'ordre dans ce milieu mal balisé. Mais les pouvoirs de la société sont restés limités, et la loi 50 vient en quelque sorte donner un peu de chair à une lutte vieille de plus de 15 ans, soit la protection du public. |
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POUR ÊTRE DAVANTAGE AU FAIT DE L'ACTUALITÉ EN SANTÉ MENTALE Je vous invite à découvrir le site de l'Alliance des Groupes d'intervention pour le rétablissement (AGIR) en santé mentale, [ Cliquez ici ! ]
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Activités pour tous! |
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Santé mentale : un institut, des partenaires Invitation à tous! Journées REPÈRES 2008 Les organismes et établissements du réseau vous présentent les partenariats établis pour offrir des soins et services de qualité aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale, aux familles et aux proches. Plus de 20 stands d'information à visiter !
Le jeudi 17 avril, de 11 h à 19 h Le vendredi 18 avril, de 9 h à 16 h Parmi les sujets présentés :
Prenez note que l'AQOLP ne sera pas identifiée dans un de ces stands cette année (étant récemment constituée), bien que nous travaillons en collaboration avec, par exemples, le Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean (clinique externe du Centre hospitalier Robert-Giffard - Institut universitaire en santé mentale), le Centre de santé et des services sociaux de Québec-Nord, le Centre de prévention du suicide de Québec, La Boussole (organisme pour les proches), etc. C'est partie remise pour l'an prochain! Nous serons toutefois présent pour participer aux échanges et discussions, développer et consolider des liens avec des organismes et établissements du réseau. C'est donc un rendez-vous à ne pas manquer! Robert Labrosse, pairs aidant bénévole siégeant comme administrateur au sein du Conseil d'administration du Centre
hospitalier Robert-Giffard - Institut universitaire en santé mentale. |
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Le Centre d'action bénévole de Québec présente :
Les personnes bénévoles, Mardi, le 29 avril Objectifs La connaissance des différents parcours des bénévoles. Présentation Beaucoup d'ouvrages et d'événements contribuent à faire connaître les personnes bénévoles qui œuvrent dans l’action et ce, à travers le temps et dans divers champs de bénévolat. Pour information : Line Belleau (418) 681-3501 | |
Journées bi-annuelles de santé mentale
4es Journées bi-annuelles de santé mentale - Attachons nos pratiques 7, 8 et 9 mai 2008 - Hilton Montréal Bonaventure Les 4es Journées bi-annuelles de santé mentale (4es JBASM), qui ont pour thème Attachons nos pratiques, visent à favoriser l'intégration des services et des pratiques d'intervention en santé mentale. Ces 4es JBASM ont lieu les 7, 8 et 9 mai, soit durant la Semaine nationale de la santé mentale qui est parrainée par l'Association canadienne pour la santé mentale - Division du Québec. Les 4es JBASM nous invitent à travailler ensemble à une vision et un but communs : le rétablissement des personnes utilisatrices de services de santé mentale. L'atteinte de cet idéal requiert notamment la mise en place de services de première ligne forts, auxquels doivent se greffer des services de soutien à la personne offerts directement dans son milieu de vie. Ces 4es JBASM s’adressent particulièrement aux personnes utilisatrices de services en santé mentale et leurs proches, aux gestionnaires des organismes communautaires et des établissements publics du réseau de la santé mentale, de mêmes qu’aux médecins omnipraticiens et spécialistes intéressés par le domaine. Ces journées se veulent une occasion privilégiée de partager les meilleures pratiques en vue de s’outiller pour agir ensemble dans l’amélioration de la santé mentale de la population québécoise. Programme 4es JBASM Source de l'information : Santé et des Services sociaux Québec | |
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... pour les personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite. | ||||||||
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Organisme communautaire apportant soutien et accompagnement aux familles dont l'un et l'autre parent souffre d'une problématique en santé mentale
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Centres de jour et d'entraide qui accueillent les personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite (TPL) :
Consultez également nos différents répertoires aux liens suivants :
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| ... pour les proches (parentèle, conjoint-e, ami-e) des personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite | ||
Voici la liste des régions où nous identifions des organismes qui viennent en aide aux parents et amis de personnes aux prises avec un trouble mental. Certaines de ces associations nous font parvenir leur communiqués en lien avec le trouble de personnalité limite. Vous pouvez également vous diriger directement dans la section Activités communautaires CANADA (AU QUÉBEC) :
INTERNATIONAL :
Voir aussi les différents guides familles :
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... pour les intervenants du réseau de la santé et de services sociaux | |
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Nouveautés du Centre de documentation Pour vous abonner à cette liste, visitez notre site Internet Psychopathologie & santé mentale - Psychopathology & mental health Clarkin, J.F., Levy, K.N., Lenzenweger, M.F., & Kernberg, O.F. (2007). Evaluating three treatments for borderline personality disorder: a multiwave study. American Journal of Psychiatry, 164(6), 922-928. Résumé/Abstract: OBJECTIVE: The authors examined three yearlong outpatient treatments for borderline personality disorder: dialectical behavior therapy, transference-focused psychotherapy, and a dynamic supportive treatment. METHOD: Ninety patients who were diagnosed with borderline personality disorder were randomly assigned to transference-focused psychotherapy, dialectical behavior therapy, or supportive treatment and received medication when indicated. Prior to treatment and at 4-month intervals during a 1-year period, blind raters assessed the domains of suicidal behavior, aggression, impulsivity, anxiety, depression, and social adjustment in a multiwave study design. RESULTS: Individual growth curve analysis revealed that patients in all three treatment groups showed significant positive change in depression, anxiety, global functioning, and social adjustment across 1 year of treatment. Both transference-focused psychotherapy and dialectical behavior therapy were significantly associated with improvement in suicidality. Only transference-focused psychotherapy and supportive treatment were associated with improvement in anger. Transference-focused psychotherapy and supportive treatment were each associated with improvement in facets of impulsivity. Only transference-focused psychotherapy was significantly predictive of change in irritability and verbal and direct assault. CONCLUSIONS: Patients with borderline personality disorder respond to structured treatments in an outpatient setting with change in multiple domains of outcome. A structured dynamic treatment, transference-focused psychotherapy was associated with change in multiple constructs across six domains; dialectical behavior therapy and supportive treatment were associated with fewer changes. Future research is needed to examine the specific mechanisms of change in these treatments beyond common structures.
Kolla, N.J., Eisenberg, H., & Links, P.S. (2008). Epidemiology, risk factors, and psychopharmacological management of suicidal behavior in borderline personality disorder. Archives of Suicide Research, 12(1), 1-19. Résumé/Abstract: Borderline personality disorder (BPD) is a chronic psychiatric condition characterized by a pervasive pattern of instability in affect regulation and impulse control. These maladaptive coping strategies predispose individuals with BPD to suicidal behavior, and this diagnosis increases the risk for completed suicide. Empirical data indicate that adverse life events; a history of childhood trauma; and the presence of comorbid psychiatric conditions, in particular major depressive disorder and substance use disorders; confer an elevated risk of suicidal behavior in patients with BPD. Psychopharmacological interventions, including the use of antidepressants, anti-psychotics, and mood stabilizers, are considered in this review in terms of the evidence for their utility in reducing the risk of suicidal behavior in BPD. |
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![]() Nouveau Regard, l'association régionale de parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale, a proposé un Rendez-Vous Cinémental, le 19 mars 2008, sur les troubles de personnalité limite. L'activité a eu lieu à 19h30 au Quai des Arts de Carleton. Hélène Cantin, animatrice de Radio-Canada, en a discuté avec le conférencier-invité, Robert Labrosse qui est co-auteur d'un livre sur les trouble de personnalité limite et président fondateur de l'Association québécoise de l'organisation limite de la personnalité (AQOLP), gestionnaire du site du site personnalitelimite.org.
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